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  • : Généalogie LEUBA
  • : Recherches généalogiques sur les familles LEUBA.
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  • Didier Leuba
  • J'effectue des recherches sur ma propre famille ainsi que toutes les autres familles LEUBA originaires de Buttes et de la Côte-aux-Fées.
Pour me contacter: didierleuba@hotmail.com
  • J'effectue des recherches sur ma propre famille ainsi que toutes les autres familles LEUBA originaires de Buttes et de la Côte-aux-Fées. Pour me contacter: didierleuba@hotmail.com

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Ces mots que nous entendions dans la rue, ou à la maison.
Ce parler des Britchons.
En voici quelques uns des plus beaux !

Les grand froids étant venus, notre mère nous disait ne faites pas les gnolus mettez un spenz ou un chandail, sinon vous prendrez du mal.
Nous mettions les cafignons dans la cavette, quelquefois des pommes, c'était chouette !
La cuisine se faisait sur le potager à bois, et le feu se garnissait, avec des p'tits bois.
Pour le faire durer on mettait des briquettes.
La viande mijotait dans un teuflet, et dans la casse-plate on rôtissait les kneupflets avec du fromage, on se régalait.
Les gosses un peu diables recevaient des torgnolées !
Et les bouèbes poussaient des beuglées !
Pour se consoler ils lollaient leur pouce et les grands rigolaient en douce !
A l'école il fallait s'tenir à carreau ne pas dire de gros mots.
Maîtres et maîtresses étaient strahm !
Fallait leur dire : Monsieur, Mademoiselle ou Madame !
Pas question de les appeler par leur prénom !
Entre nous on leur donnait des noms : Le gnanu, le pinglet, la peignette, le gringalet, le ronchonneur, la vieille chouette !
A la récré, les garçons jouaient : aux grailles, aux mötz et ils pougnaient !
Par les grands froids on attrapait le grelette, on mettait des moufles, des écharpes, des foulards e gros bonnets, qu'on allait chercher au cagnard.
Dans un placard sur un tablard. Dans la chambre haute ou le galetas.
Quelque fois on surprenait un rat ça nous collait une de ces déguilles et puis il pouvait y avoir un manou !
Alors on se carapatait comme des fous se mettre à l'abri dans les jupes de notre mère et ma foi, on ne crânait guère !
Il fallait pas racuspèter, sinon gare on recevait dare-dare une de ces aminguées !
Qu'on était tout rebouillé.
Les grandes soeurs avaient des bon'amis elles sortaient quand il faisait sare nuit.
Et nous on savait que les garçons les remollaient !
Quelque fois elles se faisaient choper par le père qui piquait une immense colère !
Et donnait une de ces baffes au garçon tout ébaubi !
A sa fille une schlaguée et hop au lit.
Cela faisait un tel schnabre, qu'aux fenêtres tout le monde venait se mettre !
Alors pendant quelques jours les coupables faisaient de grands décontours.
Les bons moments que l'on passait en faisant des cuisses-dame et des bricelets !
De la coeugnarde, dont on léchait soigneusement la casserole, c'était vraiment rapicolant !
Nous étions alors d'heureux enfants.
C'était la grande crise, le chômage aussi pas de gaspillage...
Notre maman rafistolait les habits et nous avions tous des tacons, aux jupes ou aux pantalons.
A la tombée du jour, nous allumions les quiquets pour faire des tâches et ça nous gonflait, ces histoires de robinets, qui coulaient, un trop vite et l'autre lentement !
Cela dépassait notre entendement.
En hiver il y avait de grosses menées, des gonfles formées par des giboulées.
Nous sortions les beudjes, les souliers à clous.
Nous étions tôute une crélée de petits fous, on rapondait aussi quelquefois les beudjes par deux ou trois sur nos rues en pente ça bidait à toute allure, ma foi !
Pas d'autos ni de gendarmes un peu gnanus.
Quand il y avait le triangle on s'aminguait dessus, alors on se faisait enguirlander sérieusement par le charretier qui nous menaçait en faisant tourner son fouet !
Vous m'encoublez, allez mistonner ailleurs, nous filions car il nous faisait peur !
Au retour au logis nous étions tous trempés, il fallait de dépenailler du haut en bas, on allait se faire regauffer, ça ne louperait pas !
Les sous-tailles, les chemises et les bas étaient mis à sécher au dessus du potager à bois.
Enfin ! on aurait quand même des quatre-heures !
On faisait trempette avec du pain tartiné de beurre !
C'était cela l'époque de notre vie de gamins et on ne le reverra pas demain !

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